Judy Illes



Chaire de recherche du Canada en neuroéthique

Niveau 1 - 2007-07-01
Date de renouvellement : 2014-03-01
University of British Columbia
Santé

604-822-0746
jilles@mail.ubc.ca

En provenance de


Stanford University (États-Unis)

Objet de la recherche


Explorer les défis éthiques, juridiques, sociaux et politiques que posent les progrès de la neuroscience, lesquels s’étendent des technologies cellulaires et génétiques à la commercialisation des soins de santé.

Importance de la recherche


Contribuer à orienter les pratiques exemplaires et les politiques en matière de neuroscience pour répondre aux priorités en santé de la population diversifiée du Canada.

La neuroéthique au service de la neuroscience


Sans la neuroscience, nous serions incapables de traiter bon nombre de tumeurs cérébrales, de diagnostiquer certaines maladies ou d’assurer la réadaptation de patients ayant subi un traumatisme crânien. Mais quelles conséquences comporte l’utilisation de la neuroscience pour déterminer si un patient est sain d’esprit, implanter dans le cerveau des appareils qui modifient l’humeur ou vendre directement des traitements au public avant de les avoir pleinement valider? La neuroscience est aujourd’hui passée de la recherche à l’application dans les hôpitaux ainsi que dans un vaste éventail de situations, ce qui soulève des questions d’ordre éthique, juridique et social.

La neuroéthique se penche sur les défis soulevés par la technologie qui nous permet de comprendre, de surveiller et même de manipuler la pensée humaine par des moyens auparavant insoupçonnés.

Judy Illes, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neuroéthique, aide à clarifier certains dilemmes neuroéthiques pressants auxquels font face les chercheurs et les praticiens, les patients et les familles, les responsables de l’élaboration de politiques et le public.

Par exemple, si l’on découvre une anomalie imprévue au cours de la recherche en utilisant l’imagerie cérébrale, qui a le droit d’en être informé? Comment les chercheurs devraient-ils s’échanger les nouvelles connaissances de la neuroscience pour protéger au mieux les patients sans ralentir le rythme de l’innovation? Quel est le moyen le plus éthique d’adopter ces nouvelles technologies révolutionnaires pour modifier la cognition (la pensée), l’humeur, l’attention voire même la personnalité?

Mme Illes explore bon nombre de ces questions difficiles. Sa recherche améliorera la santé publique et aidera les chercheurs en médecine à demeurer à l’avant-garde de leur discipline. Elle permettra aussi au public de naviguer plus aisément parmi les défis que soulèvent ces énormes percées en neuroscience.