Nadir Erbilgin



Chaire de recherche du Canada en entomologie forestière

Niveau 2 - 2007-09-01
Date de renouvellement : 2012-09-01
University of Alberta
Sciences naturelles et génie

780-492-8693
erbilgin@ualberta.ca

En provenance de


University of California, Berkeley (États-Unis)

Objet de la recherche


Comprendre la relation, dans l’espace et le temps, entre le dendroctone du pin ponderosa et le pin gris de la forêt boréale.

Importance de la recherche


Aider les Canadiens à mettre au point des stratégies efficaces, durables et écologiques en matière de lutte dirigée pour utilisation dans la forêt boréale.

Mieux lutter contre le dendroctone du pin ponderosa


Pendant des semaines d’affilée, les températures hivernales de la forêt boréale du Canada peuvent être inférieures à 40 degrés. Traditionnellement, ces temps de gel qui sont misérablement inconfortables pour les êtres humains se sont aussi révélés mortels pour l’une des plus grandes menaces de la forêt : le dendroctone du pin ponderosa.

Toutefois, le climat mondial se modifiant, les hivers de la forêt boréale deviennent plus chauds et plus secs, favorisant la survie du dendroctone et sa progression vers l’est.

Si le dendroctone du pin ponderosa continue de détruire les pins en se déplaçant vers l’est dans la forêt boréale du Canada, sa progression aura de graves conséquences écologiques, sociales et culturelles.

La forêt boréale est reconnue comme constituant une partie essentielle du système entretenant la vie sur Terre. S’étendant sur environ 1,4 milliard d’acres de sol forestier et marécageux intact, cette forêt absorbe environ 186 milliards de tonnes de carbone provenant de l’air. La perte de la forêt boréale aurait un impact important sur la quantité de gaz à effet de serres dans l’atmosphère, et pourrait accroître le réchauffement climatique mondial.

À titre de titulaire de la Chaire de recherche du Canada en entomologie forestière, Nadir Erbilgin est à examiner avec soin la relation entre le dendroctone du pin ponderosa et le pin gris de la forêt boréale. Il évaluera comment le pin gris aide le dendroctone à se développer et à survivre, et examinera d’autres organismes nuisibles qui affectent le pin gris (comme la tordeuse du pin gris) ainsi que des champignons qui aident le dendroctone du pin à survivre.

La recherche de M. Erbilgin sera cruciale pour prévoir l’impact à court et à long terme du dendroctone du pin ponderosa sur la forêt boréale canadienne. Son travail contribuera aussi à acquérir la connaissance nécessaire pour protéger de façon durable les terrains forestiers contre des épidémies d’insectes dévastateurs, comme le dendroctone du pin ponderosa.