Alvaro Pires



Chaire de recherche du Canada en traditions juridiques et rationalité pénale

Niveau 1 - 2001-07-01
Date de renouvellement : 2016-02-01
Université d'Ottawa
Sciences humaines

613-562-5800 extension 1865
Alpires@uottawa.ca

Objet de la recherche


Aider à mieux comprendre la persistance d’un seuil élevé de peines en Occident (peine de mort, peine perpétuelle, etc.) et la valorisation de la peine de prison.

Importance de la recherche


Contribuer à une reconstruction du système de droit criminel en Occident pour le rendre plus compatible avec les droits de la personne dans le domaine des peines.

Décrire, comprendre et transformer le système pénal


À partir de la seconde moitié de 18e siècle, une curieuse transformation s’opère en Occident dans la sémantique de la punition sévère considérée comme « humainement acceptable » et « compatible avec les droits fondamentaux ». La sévérité acceptable n’est plus celle qui s’exprime par l’intensité de la punition sur le corps, mais plutôt par l’extension de la peine. Désormais, la souffrance intentionnelle légitime est surtout placée dans le temps.

Alvaro Pires, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en traditions juridiques et rationalité pénale, est l’un des grands spécialistes du système de droit criminel dans les sociétés modernes. Originales, ses idées sont reprises, analysées et développées par de nombreux auteurs dans le monde.

Dans le cadre de leurs recherches, M. Pires et son équipe élaborent une théorie sur les obstacles cognitifs à l’évolution du système de droit criminel en Occident, à partir de recherches historiques et contemporaines. La relation entre les droits de la personne et les peines en matière criminelle est au cœur de ce thème de recherche.

Leurs travaux contribueront à une reconstruction du système de droit criminel dans le but de le rendre plus compatible avec les droits de la personne dans le domaine des peines. M. Pires souhaite également élucider les rapports paradoxaux que les droits de la personne entretiennent avec les peines sévères d’incarcération et mieux comprendre pourquoi la peine de prison continue d’être valorisée, malgré le « constat d’échec » de cette pratique depuis le 19e siècle.