Charles Dozois


Chaire de recherche du Canada sur les maladies infectieuses bactériennes

Niveau 2 - 2004-03-01
Date de renouvellement : 2009-09-01
Université du Québec, Institut national de recherche scientifique
Santé

450-687-5010 poste/ext. 4221
charles.dozois@iaf.inrs.ca

Objet de la recherche


Comprendre ce qui différencie les bactéries Escherichia coli (E.coli) inoffensives de celles qui causent des infections extra-intestinales chez les humains et les animaux.

Importance de la recherche


Favoriser le développement de vaccins ou de médicaments susceptibles de lutter contre les infections extra-intestinales.

Comment une bactérie devient meurtrière


En dépit des percées médicales pour combattre divers microbes pathogènes, les maladies infectieuses demeurent la principale cause de mortalité dans le monde, et la troisième en importance dans les pays industrialisés. Elles représentent aussi une menace pour la santé des animaux, la production végétale et animale, et la sûreté des aliments.

Pour l'être humain, la bactérie Escherichia coli est à la fois bonne et mauvaise. Elle fait partie de sa flore intestinale et y joue un rôle très utile dans la digestion des aliments, mais elle peut aussi provoquer, si certaines de ses souches se retrouvent à l'extérieur des intestins, des maladies graves pouvant être mortelles, telles que méningites, infections urinaires et septicémies.

Le biologiste moléculaire Charles Dozois, professeur-chercheur à l'INRS-Institut Armand-Frappier, tentera de comprendre ce qui différencie les « bonnes » bactéries E. coli des « mauvaises » dans le but de bien identifier chacune d'elles afin de pouvoir mettre au point des vaccins ou des médicaments pour lutter contre celles qui sont à l'origine d'infections extra-intestinales.

Son travail consistera à identifier des gènes spécifiques aux souches d'E. coli causant des maladies chez les humains et les animaux, notamment chez les poulets d'élevage. En effet, la bactérie E. coli cause des septicémies, des maladies respiratoires et des infections sous-cutanées chez la volaille, ce qui représente des pertes considérables pour l'industrie avicole.

Dans un premier temps, Charles Dozois ciblera les gènes de la bactérie qui semblent responsables de sa virulence à l'extérieur de l'intestin. Puis il analysera les nouveaux gènes non caractérisés chez les souches provenant de maladies chez l'humain. Grâce aux techniques de la biologie moléculaire, il essaiera de déterminer l'importance relative de ces nouveaux gènes dans la capacité de la bactérie à engendrer des maladies. Ces travaux seront menés en collaboration avec des laboratoires de la Washington University, à St. Louis (États-Unis), de l'Université de Minnesota (États-Unis), de l'Université de Montréal et de l'Institut national de la recherche agronomique (France).