Claude Fortin



Chaire de recherche du Canada en biogéochimie des éléments traces

Niveau 2 - 2016-06-01
Date de renouvellement : 2016-06-01
Université du Québec, Institut national de recherche scientifique
Sciences naturelles et génie

418-654-3770
claude.fortin@ete.inrs.ca

Objet de la recherche


Étudier et décrire de façon précise les mécanismes qui modulent les impacts des métaux sur les organismes aquatiques.

Importance de la recherche


Contribuer à protéger adéquatement les écosystèmes aquatiques des activités humaines qui mènent à l’introduction d’éléments traces possiblement nuisibles.

Bioaccumulation des métaux en milieux aquatiques : la prédire pour mieux la prévenir


Les règles de protection de l’environnement évoluent dans le temps, et ce, grâce aux connaissances acquises lors de travaux de recherche. Plusieurs activités humaines peuvent mener à l’introduction dans les écosystèmes aquatiques de contaminants tels que les métaux (ex. : exploitation minière, transformation, recyclage). Afin d’évaluer le risque écologique lié à ces activités, il faut caractériser les entrées d’un contaminant dans le milieu récepteur, puis caractériser l’exposition des organismes indigènes à cette substance, de même que ses effets.

Claude Fortin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biogéochimie des éléments traces, cherche à mieux comprendre et à prédire la bioaccumulation de métaux en milieu aquatique. Ses travaux visent trois objectifs précis. M. Fortin veut poursuivre le développement de techniques analytiques permettant de doser l’ion métallique libre dans le milieu naturel, par exemple un lac ou une rivière. Il cherche également à élucider certains liens entre les formes chimiques d’un métal (spéciation) ainsi que la composition du milieu récepteur et son accumulation chez les organismes. Finalement, il souhaite mieux comprendre le devenir des métaux une fois qu’ils ont été assimilés.

M. Fortin et son équipe de recherche utilisent une approche intégrée du continuum milieu extracellulaire-intracellulaire lors de l’exposition des organismes aquatiques à des contaminants métalliques. Pour ce faire, ils se concentrent sur les algues phytoplanctoniques comme organisme-cible.

Les travaux de M. Fortin contribueront à améliorer les outils servant à prévoir les impacts des métaux sur les cours d’eau. Ces outils sont essentiels au travail des gestionnaires environnementaux des secteurs publics et privés afin d’assurer une protection adéquate des milieux aquatiques; ils permettront également d’ajuster les normes de rejet en fonction des caractéristiques du milieu récepteur.