Paul D. N. Hebert


Chaire de recherche du Canada en biodiversité moléculaire

Niveau 1 - 2001-04-01
Date de renouvellement : 2016-02-01
University of Guelph
Sciences naturelles et génie

519-824-4120
phebert@uoguelph.ca

Objet de la recherche


Étudier l'écologie et l'évolution des espèces vivant en eau douce.

Importance de la recherche


Comprendre la façon dont les espèces évoluent dans les conditions rigoureuses caractérisant la région arctique et classer des espèces à l'aide de méthodes moléculaires.

Évolution dans l'Arctique


Vaste, magnifique et renfermant une mine de renseignements sur le comportement évolutif, l'Arctique canadien, malgré l'importance de sa masse continentale, est encore relativement inexploré du point de vue de la biologie et constitue un observatoire privilégié des effets du changement climatique.

Le rapport présenté par le groupe de travail national sur la recherche scientifique sur le Nord faisait récemment état d'une lacune de l'engagement du Canada envers la recherche scientifique sur le Nord. La chaire accordée à Paul Hebert contribuera à combler cette lacune.

Le chercheur de l'University of Guelph collaborera avec ses collègues de Guelph, d'autres universités et des organismes gouvernementaux en vue d'encourager la construction d'un laboratoire dans l'Arctique, où l'on effectuerait de la recherche biologique. M. Hebert espère faire mieux connaître la biodiversité de l'Arctique aux Canadiens et sensibiliser le public à la diversité de la vie polaire.

La taxinomie – la classification des organismes selon un système organisé – constitue l'une des spécialités de Paul Hebert. Il y a belle lurette que la classification ne se fait plus uniquement selon l'apparence physique. Aujourd'hui, la cartographie du génome humain et l'identification par les empreintes génétiques ont révolutionné la capacité des biologistes à classifier les espèces. M. Hebert et ses collègues utiliseront un site dans l'Arctique – probablement Resolute – pour cartographier tous les organismes afin de démontrer que les systèmes d'identification fondés sur l'analyse d'un simple gène peuvent être utilisés en toute confiance pour classifier les espèces dans un système particulier.

Bien que l'on ait tendance à imaginer l'Arctique comme une toundra désertique, Paul Hebert et ses collègues y trouveront une vie marine foisonnante, notamment les mollusques, les poissons, les algues, les plantes, les mousses, les champignons, les acariens, les insectes et les mammifères.

Les données que le chercheur compilera dans le cadre de sa recherche fourniront des indices sur les façons dont les organismes ont évolué. De plus, M. Hebert tentera de rendre plus accessible l'information sur la biodiversité par l'entremise de son groupe de diffusion de l'information numérique, CyberNatural Software, qui se consacre à la production de matériel didactique sur l'environnement et la biologie.

M. Hebert est déjà une figure dominante dans le domaine de l'écologie et de l'évolution des espèces vivant en eau douce. Ses travaux antérieurs ont tenté pour la plupart d'expliquer pourquoi des espèces sont sexuées ou pas et en quoi cela influe sur l'évolution. La chaire de recherche permettra à M. Hebert de comparer la diversité génétique des animaux de l'Arctique avec celle des animaux de climat plus chaud afin d'observer la manière dont les espèces s'adaptent et évoluent avec le temps.