Bruno Larue



Chaire de recherche du Canada en commerce international agroalimentaire

Niveau 1 - 2017-11-01
Date de renouvellement : 2010-06-01
Université Laval
Sciences humaines

418-656-2131 ext./poste 5098
bruno.larue@eac.ulaval.ca

Objet de la recherche


Examen des politiques commerciales et des institutions de mise en marché dans le secteur agroalimentaire par le biais d'études théoriques et empiriques.

Importance de la recherche


Par le concours d'accords bilatéraux (p. ex., l'ALENA) et de négociations multilatérales (p. ex., l'OMC), le commerce agroalimentaire augmente de façon spectaculaire et remet en question les mécanismes de mise en marché et les politiques internes et commerciales du Canada.

Recherche dans le secteur agroalimentaire


Une large gamme de produits agroalimentaires canadiens, allant des produits primaires comme le blé, aux produits hautement transformés comme les repas surgelés et les aliments fonctionnels, sont exportés et importés. Depuis la ratification de l'Accord de libre échange nord-américain (ALÉNA) en 1989, le commerce de produits transformés a augmenté de façon spectaculaire, et le Québec, qui avait une balance commerciale négative, est devenu un exportateur net. Grâce à des accords bilatéraux comme l'ALÉNA et à des négociations multilatérales comme celles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la libéralisation des échanges a remis en question les politiques internes et commerciales du Canada, de même que les mécanismes de mise en marché de ses produits agroalimentaires.

A partir de différentes hypothèses de structures de marché, Bruno Larue analysera les politiques commerciales affectant les échanges de produits agroalimentaires. Les tarifs, les quotas, les restrictions volontaires à l'exportation et les accès minimaux au marché seront analysés à l'aide de modèles théoriques qui tiendront compte des particularités institutionnelles des industries agroalimentaires.

Dans l'industrie porcine québécoise, le nombre de mécanismes de commercialisation est passé de un à trois en l'espace de dix ans, et les institutions régissant les industries laitières et céréalières ont fait l'objet de disputes commerciales. C'est pourquoi M. Larue analysera l'évolution et le rendement des politiques internes et des mécanismes de mise en marché dans le contexte de la libéralisation.

Enfin, M. Larue analysera, par des procédés empiriques, les rôles de la géographie, des changements technologiques et du pouvoir de marché sur le volume du commerce agroalimentaire.

Le cycle de Doha des négociations de l'OMC permettra d'améliorer l'accès au marché, les subventions à l'exportation, le soutien interne, les normes sanitaires et phytosanitaires et le commerce des firmes étatiques. Les travaux de M. Larue aideront les décideurs et les leaders du secteur agroalimentaire à relever le défi de la mondialisation.