Luc Mongeau


Chaire de recherche du Canada sur la biomécanique vocale et la mécanobiologie

Niveau 1 - 2017-11-01
Date de renouvellement : 2014-03-01
Université McGill
Sciences naturelles et génie

514-398-2777
luc.mongeau@mcgill.ca

En provenance de


Purdue University (États-Unis)

Objet de la recherche


Étudier les sons et les vibrations produits par l’écoulement, y compris ceux créés par les humains et les machines.

Importance de la recherche


Construire de meilleurs modèles informatiques du son, qui seront utiles aux chirurgiens, aux orthophonistes et aux concepteurs d’appareils auditifs, tout en améliorant les logiciels de synthèse vocale et même certaines formes de réfrigération.

Les avantages inattendus de la recherche sur le son


La plupart d’entre nous recevont souvent chaque jour des « blagues » par courriel, qui ne sont pas du tout drôles, de même que des messages d’amis ou de collègues qui sont rédigés sur un ton déconcertant qui nous laisse perplexe. Sont-ils fâchés contre nous? Est-ce de l’humour? Ou s’agit-il de quelque chose de totalement différent? Lorsqu’on ne peut entendre la voix de son interlocuteur, les blagues tombent à plat et les communications se brouillent. Or, ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses façons dont le son nous affecte chaque jour.

À titre de titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la biomécanique vocale et la mécanobiologie, Luc Mongeau travaille à améliorer notre compréhension du son en étudiant des choses auxquelles on s’attendrait – comme améliorer les appareils auditifs et aider les personnes dont la voix est altérée – et quelques autres auxquelles on ne s’attendrait probablement pas, dont un nouveau moyen de faire en sorte que le son agisse en tant que réfrigérant.

C’est dans la salle d’opération que le travail de M. Mongeau pourrait avoir l’un des impacts les plus immédiats, où ses modèles informatiques pourraient aider les chirurgiens à restaurer des cordes vocales endommagées. Ce problème peut sembler rare, mais de nombreuses personnes – acteurs, chanteurs, conférenciers et même les fans tapageurs occasionnels – peuvent présenter un trouble fréquent de la voix : des nodules. Ils sont semblables à des ampoules sur les replis vocaux, les deux lèvres de tissu souple du larynx qui oscillent pour créer le son. Les modèles de M. Mongeau pourraient contribuer à accroître l’efficacité de la chirurgie dans ce domaine, et même conduire à de nouveaux traitements ou à des appareils prosthétiques éliminant la nécessité de passer sous le bistouri.

Des modèles de son similaires pourraient aussi se révéler précieux pour traiter un autre trouble fréquent, mais dont on parle peu : les dommages auditifs. Leurs causes peuvent comprendre non seulement les plus évidentes, comme le bruit provenant des avions ou de la machinerie lourde, mais aussi certains problèmes fréquents, dont le danger peut surprendre, y compris le bruit intense que les appareils auditifs peuvent transmettre les jours de vent.

D’autres applications de la recherche de M. Mongeau sont encore plus uniques, dont l’utilisation des ondes sonores dans ce que l’on a appelé la « réfrigération thermo-acoustique », un moyen de surcompresser la réfrigération traditionnelle et de la rendre ainsi plus écologique en utilisant moins d’énergie et en limitant le recours à un réfrigérant.

Même si ces formidables idées ne sont mises en marché que dans les années à venir, la recherche de M. Mongeau aura un impact immédiat. Dans une société vieillissante, où les appareils auditifs pourraient bientôt être aussi courants que les lunettes, la compréhension approfondie du son que possédera M. Mongeau permettra aux Canadiens âgés de demeurer en contact avec leur famille, tout en aidant le reste d’entre nous à entendre et à parler plus clairement, favorisant ainsi l’une des qualités les plus importantes chez les Canadiens : la compréhension fondamentale.