Patrick Bennett



Chaire de recherche du Canada en visiologie

Niveau 1 - 2017-11-01
Date de renouvellement : 2016-02-01
McMaster University
Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie

905-525-9140 ext 23012
bennett@mcmaster.ca

Objet de la recherche


Étude de la manière dont nous interprétons les stimuli visuels et les images.

Importance de la recherche


Les découvertes de cette recherche pourraient mener à de nouveaux traitements des problèmes de vision liés à l'âge et à la maladie.

Vue et aperçu : Nouvelles perspectives de la vision


Chaque fois que l'on cherche un stylo sur un bureau encombré ou que l'on reconnaît le visage d'un ami, le cerveau exécute un nombre prodigieux de calculs. Les experts de la vision ont élaboré bon nombre de théories sophistiquées sur la façon dont nous pouvoir déceler, discriminer et reconnaître des schémas simples, tels que des points et des lignes. Mais il nous reste encore beaucoup à faire pour comprendre si ces théories peuvent rendre compte de notre remarquable habileté à percevoir des schémas complexes, tels que le visage d'un ami.

A titre de détenteur de la Chaire de recherche du Canada en visiologie (science de la vue), Patrick Bennett se joindra à une équipe de chercheurs de la McMaster University dont l'expertise multidisciplinaire globale est unique au Canada et dans le monde. Cette approche à multiples volets permettra à M. Bennett de nous aider à mieux comprendre la complexité intrinsèque de la vision dans nos tâches journalières. Ses travaux consisteront à appliquer des méthodes quantitatives de pointe pour déterminer de quelle façon les processus sensoriels et cognitifs limitent notre perception du monde, et le chercheur mettra à profit des techniques d'imagerie médicale modernes pour déterminer la nature précise des systèmes neuronaux sous-jacents à cette perception.

Un autre aspect important de ses travaux consistera à comprendre de quelle façon les systèmes neuronaux à l'ouvre dans la perception dans le cerveau des adultes se modifient en fonction de l'apprentissage et de l'âge. Il apparaît de plus en plus évident que les circuits neuronaux ne sont pas fixes dans le cerveau adulte, et que de nouveaux neurones peuvent se générer tout au cours de notre vie. Ces découvertes laissent percevoir l'emballante possibilité d'utiliser des thérapies comportementales pour juguler les effets de lésions ou du vieillissement en stimulant le développement de nouveaux réseaux fonctionnels dans le cerveau.

Les recherches de M. Bennett ont déjà démontré que le cerveau de jeunes et de personnes âgées encode l'information visuelle de façons très différentes, et que les stratégies utilisées par le cerveau pour la reconnaissance visuelle peuvent changer considérablement avec l'apprentissage. Ses recherches futures auront pour objectifs de comprendre les conditions qui permettent l'apprentissage perceptuel, de déterminer les moyens dont les mécanismes de la vue se modifient par suite de l'expérience et de préciser dans quelle mesure la pratique de tâches perceptuelles et cognitives peut produire des améliorations à long terme dans la performance visuelle des personnes âgées. Les résultats de ces travaux pourraient déboucher sur des thérapies comportementales novatrices susceptibles de diminuer les effets du vieillissement sur la vision, et ainsi d'améliorer la qualité de vie des personnes âgées.