Rosemary Coombe



Chaire de recherche du Canada en droit, communication et culture

Niveau 1 - 2017-11-01
Date de renouvellement : 2016-02-01
Université York
Conseil de recherches en sciences humaines

416-769-6970
rcoombe@yorku.ca

Objet de la recherche


Étudier l’évolution des normes des droits culturels pour offrir aux communautés autochtones et rurales de nouveaux outils politiques pour revitaliser les moyens de subsistance fondés sur la terre et confirmer les responsabilités juridiques coutumières en Amérique latine et en Asie du Sud-Est.

Importance de la recherche


Appuyer les pratiques communautaires de droits collectifs pour appuyer l’autodétermination politique et sensibiliser les Canadiens à l’évolution des normes des droits de la personne dans le contexte politique et économique actuel.

Cartographier les géographies juridiques des droits culturels


Dans quelles conditions les droits fondés sur des savoirs et un héritage culturels donnés en sont-ils venus à occuper une place importante dans les politiques et le droit contemporains? Par exemple, on comprend maintenant que les peuples autochtones et les communautés agricoles ont apporté des contributions importantes au développement et au maintien de la diversité biologique mondiale. On reconnaît qu’ils sont particulièrement bien placés pour favoriser la résilience des paysages et lutter contre les changements climatiques.

Rosemary J. Coombe, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit, communication et culture, étudie la progression des droits culturels dans la politique juridique internationale. Mme Coombe et son équipe de recherche explorent l’essor rapide des organisations non gouvernementales actives sur le plan politique qui remettent en question et transforment le droit moderne dans le but de renforcer les revendications de souveraineté communautaire sur la gestion des ressources et de défendre la viabilité d’un « droit vivant » fondé sur les traditions communautaires.

L’équipe de Mme Coombe étudie également comment de tels développements orientent les négociations entre les collectivités qui dépendent de la terre pour assurer leur subsistance et les corporations qui ont des projets d’extraction des ressources. Dans ce contexte, l’intention de l’Union internationale pour la conservation de la nature de réexaminer si les peuples autochtones ont été suffisamment consultés et associés au processus de désignation des sites du Patrimoine mondial offre un terrain particulièrement fertile pour l’exploration de ces processus en cours – compte tenu en particulier de la présence accrue des entreprises dans ces régions.

En analysant cette histoire, Mme Coombe et son équipe étudient les luttes constantes en vue d’élaborer des pratiques exemplaires pour les collectivités qui cherchent des stratégies efficaces pour soutenir les moyens de subsistance, mettre à profit les droits culturels et faire progresser l’autodétermination.