Marc-André Langlois



Chaire de recherche du Canada en virologie moléculaire et immunité intrinsèque

Niveau 2 - 2017-11-01
Date de renouvellement : 2016-02-01
Université d'Ottawa
Instituts de recherche en santé du Canada

 613-562-5800 ext. 7110
langlois@uottawa.ca

En provenance de


Medical Research Council – Laboratory of Molecular Biology, University of Cambridge, Royaume-Uni

Objet de la recherche


Étudier comment le système immunitaire empêche les rétrovirus d’infecter les cellules et de se propager chez les animaux et les humains.

Importance de la recherche


Permettre d’élaborer de nouvelles stratégies de diagnostic et de traitement des infections, et de mieux comprendre les rétrovirus qui passent des animaux aux humains.

Combattre la propagation des rétrovirus de l’animal à l’être humain


La propagation de virus entre les animaux et les humains, qu’on appelle infection zoonotique, peut avoir des conséquences dévastatrices pour la santé des humains et des animaux, les ressources alimentaires mondiales et l’économie. Les populations urbaines à forte densité, les pratiques agricoles actuelles et le changement climatique rapide sont des facteurs importants qui ont conduit à l’émergence et à la propagation de virus, anciens et nouveaux. Marc-André Langlois, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la virologie moléculaire et l’immunité intrinsèque, étudie des moyens de lutter contre ces infections et de les prévenir.

Les rétrovirus qui passent des animaux aux humains représentent une menace particulière, car ils s’insèrent de façon permanente dans le code génétique des cellules qu’ils infectent et perturbent leur fonctionnement normal, causant la maladie. Le VIH est probablement l’exemple le plus connu de rétrovirus à être passé des animaux aux humains. Mais les scientifiques ont aussi isolé des rétrovirus de souris dans les tissus de patients atteints de maladies du foie et du cancer du sein. Parce que tous les mammifères – y compris les animaux de compagnie et de ferme – abritent de nombreux rétrovirus, les scientifiques sont intéressés à savoir si et comment ces rétrovirus affectent la santé humaine, et à connaître les défenses immunitaires dont nous disposons pour nous protéger.

M. Langlois étudie comment certaines protéines de notre système immunitaire – appelées APOBEC3 – nous protègent contre les rétrovirus. Ces protéines peuvent empêcher les rétrovirus de se reproduire en provoquant des mutations de leur ADN, les rendant définitivement inactifs. Cependant, avec le temps, ces rétrovirus ont élaboré des contre-mesures pour se protéger des protéines APOBEC3. M. Langlois et son équipe étudient l’interaction entre les mécanismes de défense des hôtes et ceux des virus.

Ces travaux pourraient changer la façon dont on traite certaines maladies et permettre la mise au point de nouvelles stratégies de lutte et de prévention des infections rétrovirales.