Carolyn Buchwald



Chaire de recherche du Canada en chimie des océans

Niveau 2 - 2017-11-01
Dalhousie University
Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie

902-494-3666
cbuchwald@dal.ca

En provenance de


Woods Hole Oceanographic Institution, Massachusetts, États-Unis

Objet de la recherche


Utiliser des isotopes de l’azote et de l’oxygène pour décrypter la biogéochimie de l’azote dans l’océan.

Importance de la recherche


Explorer de nouveaux moyens permettant d’éliminer des eaux côtières la pollution par l’azote.

Les microbes nous enseignent la meilleure façon de préserver nos océans


Avez-vous déjà vu une plage ou un étang qui étaient trop verts et gluants pour permettre la baignade? Ces conditions sont habituellement dues à une prolifération d’algues, elle-même causée par une surabondance de substances nutritives, plus précisément d’azote.

Les humains ont provoqué une augmentation rapide de la quantité d’azote présent dans l’environnement en créant des engrais qui contribuent à produire des aliments pour la population mondiale toujours plus nombreuse. La majeure partie de cet azote se retrouve dans nos océans.

Si l’azote est important pour toute forme de vie, à des doses élevées il peut être nocif, provoquant une croissance excessive d’algues et d’autres organismes microscopiques, comme les bactéries. Par leur respiration, ces microbes consomment tout l’oxygène contenu dans l’eau. Résultat : les poissons et d’autres organismes de plus grande taille suffoquent et meurent. Ces microbes entraînent aussi la formation de la vilaine nappe verte nauséabonde qui rebute tant les humains. Il s’agit d’un phénomène appelé eutrophisation.

Carolyn Buchwald, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en chimie des océans, s’est attaquée à ce problème en utilisant des « microbes domestiques ». Élevés dans son laboratoire, ces microbes particuliers peuvent respirer avec de l’azote plutôt qu’avec de l’oxygène. Quand ils utilisent l’azote, ils le convertissent de la forme dissoute dans l’eau en une forme gazeuse, l’éliminant de l’eau et nettoyant du même coup l’environnement.

Pour étudier le fonctionnement de ce processus, Mme Buchwald et son équipe de recherche se servent d’étiquettes chimiques appelées des isotopes stables. Ils cultivent les microbes, mesurent leur effet sur les isotopes stables contenus dans les substances nutritives et utilisent ces informations pour suivre leur croissance dans le milieu naturel. Ultimement, les travaux de Mme Buchwald pourraient mener à de nouvelles méthodes pour éliminer des eaux côtières la pollution par l’azote.