Sabine Mai



Chaire de recherche du Canada sur l’instabilité génomique et l’architecture nucléaire dans le cancer

Niveau 1 - 2018-01-04
Université du Manitoba
Instituts de recherche en santé du Canada

204-787-2135
Sabine.Mai@umanitoba.ca

Objet de la recherche


Étudier le génome des cellules cancéreuses.

Importance de la recherche


Ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre le cancer, fondés sur une médecine de précision.

Comprendre le génome des cellules cancéreuses


Partout dans le monde, le cancer représente un problème de santé de plus en plus important. Uniquement pour 2018, le Global Cancer Observatory estime à 18,1 millions le nombre de nouveaux cas et à 9,6 millions le nombre de décès. Pendant ce temps, le National Cancer Institute estime que d’ici 2030 le nombre de cas de cancer dans le monde dépassera les 23 millions.

Aujourd’hui, les deux tiers des patients atteints de cancer au Canada peuvent espérer survivre cinq ans. Cela représente une amélioration importante comparativement à 1940, alors que le taux de survie était de seulement 25 p. 100. Nous avons fait d’énormes progrès, mais beaucoup reste encore à faire.

En tant que titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’instabilité génomique et l’architecture nucléaire dans le cancer, Sabine Mai veut mieux comprendre le rôle du génome des cellules cancéreuses dans l’apparition et le développement du cancer. Mme Mai et son équipe de recherche étudient l’organisation spatiale tridimensionnelle et à l’échelle nanométrique du génome des cellules cancéreuses. Plus précisément, ils utilisent l’imagerie 3D conventionnelle et à super résolution pour déterminer les changements structurels du génome dus précisément au cancer.

Grâce à des recherches fondamentales, translationnelles et cliniques sur des tumeurs hématologiques et solides, Mme Mai et son équipe ont montré pour la première fois que le génome des cellules normales a une organisation spatiale considérablement différente de celui des cellules cancéreuses. De plus, différents stages de la même tumeur montrent des différences mesurables dans l’organisation 3D du génome nucléaire.

En se fondant sur ces résultats, Mme Mai examine de nouveaux mécanismes de remodelage du génome nucléaire et l’instabilité génomique dans le cancer, et définit de nouveaux nanobiomarqueurs structuraux du cancer. Ultimement, ses travaux mèneront à la mise au point de nouveaux traitements pour les patients atteints de cancer.