Résumé
Notre cerveau est généralement assez souple pour s’adapter aux changements qui surviennent dans le monde qui nous entoure. Mais les patients qui souffrent de certains troubles neuropsychiatriques, comme la schizophrénie ou l’autisme, manifestent une flexibilité réduite dans la pensée et le comportement. En tant que titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurophysiologie cognitive, Liya Ma étudie comment les neurones du cerveau permettent la flexibilité dans la prise de décision.
Mme Ma et son équipe de recherche examinent la manière dont les communications neuronales peuvent soutenir la flexibilité cognitive chez des primates non humains. Pour ce faire, ils contrôlent l’activité neuronale des primates pendant certaines tâches et modifient l’activité neuronale afin de déterminer les rôles joués par des régions précises de leur cerveau sur le plan de la flexibilité cognitive et comportementale. Les chercheurs utilisent également des données expérimentales pour concevoir des modèles mathématiques de la flexibilité cognitive et définir les changements pathologiques qui entraînent des lésions cérébrales. Leurs travaux pourraient mettre en lumière de nouvelles façons de traiter les troubles neuropsychiatriques.