Shana Poplack



Chaire de recherche du Canada en linguistique

Niveau 1 - 2017-11-01
Date de renouvellement : 2008-07-01, 2016-02-01
Université d'Ottawa
Conseil de recherches en sciences humaines

613-562-5800, ext. 1764
spoplack@uottawa.ca

Objet de la recherche


Analyser la structure linguistique de la langue parlée, particulièrement en milieu bilingue et minoritaire.

Importance de la recherche


Aider à mieux comprendre la structure de langues non normalisées et stigmatisées, et permettre l’élaboration de politiques linguistiques et de cursus linguistiques-artistiques progressifs et efficaces.

À la rescousse des communautés linguistiques


Pour la plupart des gens, le débat linguistique qui perdure au Canada est de nature politique. Pour Shana Poplack, il s’agit d’une question scientifique.

Sociolinguiste, Mme Poplack étudie les langues, leur utilisation et leur évolution historique. Elle étudie plus précisément la diversité linguistique au Canada, en mettant l’accent sur l’évolution de nos langues officielles et leur combinaison dans les interactions multilingues et multiethniques.

En tant que titulaire de la Chaire de recherche du Canada en linguistique, Mme Poplack continuera d’explorer la dynamique de l’utilisation des langues, en observant quand, comment et pourquoi les dialectes se transforment. Cela est-il attribuable à l’évolution interne? À la conservation de caractéristiques archaïques? Est-ce le résultat d’un contact avec d’autres langues? Ou simplement dû aux changements dans ce qui est considéré comme « correct » par les linguistes?

Dans leur vaste laboratoire de sociolinguistique, qui contient des archives numérisées de millions de mots utilisés dans le langage courant, Mme Poplack et son équipe de recherche travaillent à définir la notion complexe de « langue normalisée », une expression utilisée par les linguistes pour décrire une forme de langue considérée comme la plus « correcte ». Ils ont déjà analysé l’évolution du français au cours des 150 dernières années, la langue parlée par les anglophones du Québec qui ont appris l’anglais avant et après la loi 101, ainsi qu’une base de données unique de « règles » provenant de centaines de livres de grammaire française, certains datant du 16e siècle.

Ils poursuivront leurs efforts de recherche pour mieux comprendre et décrire la langue normalisée, clarifier les rôles concurrents de l’école et de la collectivité pour empêcher ou faciliter les changements linguistiques et, finalement, réfuter l’idée populaire mais non fondée que la langue parlée par certains groupes (habituellement les groupes défavorisés) est inférieure à celles des autres.