Résumé
On a de la difficulté à comprendre et à traiter un grand nombre de maladies inflammatoires et génétiques qui affectent les épithéliums humains – les couches protectrices de cellules qui tapissent les surfaces de l’organisme, notamment la peau, les poumons et le tube digestif. En tant que titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les modèles de maladies humaines, Sarah Hedtrich veut combler ce manque de connaissances. Mme Hedtrich et son équipe mettent au point des modèles de maladies humaines issus de la bio-ingénierie, notamment des systèmes d’« organes sur puce », afin d’étudier la manière dont les maladies se manifestent, évoluent et répondent aux traitements.
L’utilisation de modèles humains plutôt que d’études animales traditionnelles pour ces travaux permet d’en améliorer la précision et d’accélérer le développement de traitements de nouvelle génération. En collaborant avec des cliniciens, des ingénieurs et des spécialistes des sciences de la vie issus de diverses disciplines, Mme Hedtrich et son équipe mettent au jour les mécanismes à l’origine des maladies et affinent les approches de la médecine de précision. Leurs travaux ouvrent la voie à des traitements plus efficaces et spécifiques aux patients, permettant aux avancées biomédicales de passer plus efficacement du laboratoire à la clinique.