Lauren Beck


Chaire de recherche du Canada en rencontre interculturelle

Niveau 2 - 2017-11-01
Mount Allison University
Conseil de recherches en sciences humaines

506-871-5026
lbeck@mta.ca

Objet de la recherche


Ces activités de recherche sont centrées sur le réexamen et le repositionnement de la rencontre des peuples autochtones et européens dans le monde transatlantique du début de l’ère moderne.

Importance de la recherche


Inclure le savoir autochtone sous diverses formes culturelles dans la recherche portant sur le début de l’ère moderne tout en faisant la promotion d’un changement de paradigme dans la façon dont la recherche transatlantique peut être effectuée.

Regard vers l’Ouest : autochtonisation des études transatlantiques


Beaucoup d’ouvrages concernant les premiers siècles de contact entre les Amériques et l’Europe ne contiennent pas de points de vue, de connaissances et d’expériences autochtones. Certains chercheurs ne prennent pas la peine de chercher de l’information autochtone, parce qu’ils présument qu’elle n’existe pas, ne peut pas être connue ou a été perdue en raison de la violence du choc culturel.

Lauren Beck, titulaire de la Chaire d e recherche du Canada en rencontre interculturelle, aborde ce problème en ciblant de nouveaux points d’accès (et des anciens qui avaient été ignorés) aux expériences et aux points de vue autochtones du début de l’ère moderne. Elle examine la présence autochtone que l’on trouve dans les écrits des Européens, la cartographie autochtone et européenne, la culture visuelle du début de l’ère moderne, les langues des deux côtés de l’Atlantique, ainsi que les noms de lieux établis au cours de cette période.

Ses recherches utilisent des documents textuels et visuels concernant les peuples autochtones, et préparés par ces derniers, dont certains ont été publiés et d’autres demeurent dans les archives, ainsi que des ouvrages préparés par des explorateurs tels que Christophe Colomb et Samuel de Champlain. Cette approche panaméricaine permet à Mme Beck de comprendre les tendances plus larges dans la façon dont les connaissances autochtones sont représentées et rendues accessibles par les peuples non autochtones.

Par ailleurs, ses travaux nous permettront de comprendre comment les gouvernements et les chercheurs continuent aujourd’hui d'avoir recours à des stratégies de représentation du début de l’ère moderne qui passent sous silence la présence autochtone.

Ses recherches mèneront aussi les chercheurs à un changement de paradigme dans leurs travaux, dont la conséquence sera qu'ils n'effectueront plus leurs recherches sur le début de l’ère moderner sous le seul angle des connaissances et des expériences européennes.