Le
prix Robbins-Ollivier d’excellence en matière d’équité
souligne les contributions importantes et marquantes de Marjorie Griffin Cohen, Louise Forsyth, Glenis Joyce, Audrey Kobayashi, Shree Mulay, Susan Prentice, Michèle Ollivier et Wendy Robbins à l’équité dans le Programme des chaires de recherche
du Canada et l’ensemble de l’écosystème de recherche du Canada, grâce aux plaintes déposées en 2003 à la Commission canadienne des droits de la personne, et aux efforts concertés qu’elles ont déployés tout au long du processus de médiation qui ont mené à
une entente de règlement en 2006, à laquelle s’est ajouté un addenda en 2019.
Trois prix d’une valeur de 100 000 dollars chacun sont attribués chaque année au moyen d’un processus officiel d’évaluation par les pairs.
Chaque année, les établissements admissibles au Programme des chaires de recherche du Canada sont invités à soumettre la candidature d’un membre du corps professoral ou d’une équipe de membres du corps professoral admissible à la tête d’une initiative
audacieuse et potentiellement transformatrice
qui défie le statu quo, provoque le changement et contre les obstacles systémiques persistants dans l’écosystème de recherche et le milieu universitaire.
Les dossiers de candidature pour le concours de 2025
doivent être soumis au plus tard le 4 novembre 2025.
Personnes lauréates du concours de 2024
| Personne lauréate |
Établissement |
Valeur du prix |
Titre du projet |
Sommaire du projet |
| Travers |
Simon Fraser University |
100 000 $ |
Trans Equity Data Initiative (TEDI) |
Dans un contexte de montée du transantagonisme politique au Canada, notre proposition vise à créer un mécanisme transformateur, dirigé par des personnes trans, afin de promouvoir l’équité pour les personnes trans au sein de la Simon Fraser University. L’objectif ultime est de tenir les dirigeantes et dirigeants universitaires responsables d’améliorations significatives qui garantissent la participation équitable des étudiantes et étudiants transgenres à l’université. L’Initiative s’appuie sur un nouveau comité de gestion des données composé de personnes transgenres qui supervisent la collecte de données en temps réel afin de cerner les obstacles existants et émergents dans les domaines de la culture, de la sécurité, de l’éducation, des prestations de santé et des systèmes d’information. Le comité organisera des ateliers pour examiner les données et réfléchir à des solutions, qui seront continuellement communiquées aux administratrices et administrateurs universitaires afin d’éclairer les changements de politique. |
| Kalaichelvi Saravanamuttu |
McMaster University |
100 000 $ |
Changing the face of science at McMaster: A three pillared approach of outreach, curriculum building and disaggregated data analysis |
Les initiatives en matière d’équité n’ont d’impact que lorsque nous travaillons en tant que communauté, ce qui représente un défi de taille dans les institutions coloniales. Nous avons formé une communauté organisationnelle composée d’éducatrices et d’éducateurs, de scientifiques et de praticiennes et de praticiens de l’équité, de la diversité, de l’inclusion et de l’accessibilité afin de donner les moyens d’agir aux étudiantes et étudiants en sciences issus de groupes méritant l’équité. Puisque le soutien doit commencer à l’école, nous combinons trois approches interdépendantes : (i) une sensibilisation tout au long de l’année auprès des personnes noires, autochtones et latino-américaines; (ii) un programme d’études antiraciste, anti-oppression et portant sur l’équité, la diversité, l’inclusion et l’accessibilité (EDIA) pour les étudiantes et étudiants de premier cycle; (iii) une analyse des données démographiques désagrégées afin de favoriser une amélioration continue. Les projets pilotes (2023-2024) ont eu un impact sans précédent sur l’engagement de la communauté étudiante. Avec un financement, ce mouvement pourrait transformer la diversité et la réussite des étudiantes et étudiants en sciences issus des groupes méritant l’équité. |
| Stephen Ross |
University of Victoria |
100 000 $ |
Indigenous Storyteller in Residence (ISIR) |
Le programme proposé de conteur autochtone en résidence à l’University of Victoria vise à remettre en question et à commencer à démanteler deux obstacles systémiques majeurs à la participation des étudiantes et étudiants autochtones à l’enseignement supérieur à l’université : a) l’exigence d’anglais en première année, et b) une culture de recherche encore réfractaire aux modes de connaissance autochtones. Le Programme recrutera activement les étudiantes et étudiants autochtones, les aidera à l’inscrire et leur enseignera une section dédiée de l’anglais de première année. Le Programme animera également des ateliers pour le corps enseignant et visitera des laboratoires et des centres de recherche afin d’aider les chercheuses et chercheurs de tout le campus à intégrer efficacement la narration et les modes de connaissance autochtones dans leurs pratiques de recherche. |