Kim Anderson



Chaire de recherche du Canada sur les relations avec les Autochtones

Niveau 2 - 2017-11-01
University of Guelph
Conseil de recherches en sciences humaines

519-824-4120, ext. 58027
kimberle@uoguelph.ca

Objet de la recherche


Examiner comment raffermir les relations autochtones impliquant la famille et les terres dans des milieux urbains.

Importance de la recherche


Développer les connaissances nécessaires pour dégager des pistes favorisant le bien-être et la réconciliation pour les familles autochtones vivant en milieu urbain.

Relations autochtones, genre et milieu urbain


« Toutes mes relations. » On entend souvent cette phrase chez les peuples autochtones, pour exprimer la gratitude et les liens. Dans les cultures autochtones, de saines relations – humaines, environnementales et spirituelles – sont essentielles et sont des éléments clés du bien-être. Kim Anderson, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les relations avec les Autochtones, explore comment « toutes nos relations » sont développées et entretenues en milieu urbain.

Mme Anderson s’appuie sur des décennies de travail avec les Centres d’amitié autochtones au Canada afin de déterminer comment les femmes bâtissent des communautés. Sachant que la place des hommes et des masculinités est un domaine peu exploré au cœur des relations autochtones, Mme Anderson et son équipe de recherche travaillent aussi avec un réseau de plus en plus riche de spécialistes de la masculinité chez les Autochtones afin de publier des travaux collectifs, de parrainer un dialogue public et de préparer la voie à des programmes et politiques pour les hommes autochtones.

En créant des espaces d’apprentissage fondé sur le territoire dans la ville de Guelph, en Ontario, et en évaluant leur impact, Mme Anderson et son équipe veulent mettre en question les propos actuels sur les identités autochtones urbaines. Ces espaces permettent aux étudiants et aux communautés d’établir des relations avec les aliments, les plantes médicinales, la terre et les uns avec les autres. Afin de fournir des données de comparaison, Mme Anderson et son équipe travaillent également avec des éducateurs autochtones de niveau postsecondaire axés sur les terres en Équateur.

Les populations autochtones urbaines du Canada ont augmenté de 60 p. 100 entre 2006 et 2016. De plus, près du tiers de la population actuelle a moins de 14 ans, et plus de la moitié vit dans des centres urbains. Pour cette population jeune et en croissance, il est essentiel de trouver des moyens de développer les connaissances nécessaires pour dégager des pistes favorisant le bien-être et la réconciliation, et pour soutenir « toutes nos relations » dans les milieux urbains autochtones.