Carmen Logie



Chaire de recherche du Canada sur l’équité en matière de santé et la justice sociale dans le monde auprès des populations marginalisées

Niveau 2 - 2018-01-01
University of Toronto
Conseil de recherches en sciences humaines

416-946-3365
Carmen.logie@utoronto.ca

Résumé


Carmen Logie rêve d’un monde où tous et toutes ont un même droit à la santé, quels que soient leur sexe, leur orientation sexuelle, leur origine ethnique, leur race, leur situation géographique ou tout autre facteur social. En tant que titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’équité en matière de santé et la justice sociale dans le monde auprès des populations marginalisées, elle essaie de faire de son rêve une réalité.

Mme Logie et son équipe de recherche étudient les facteurs sociaux qui modèlent la santé et les droits sexuels et reproductifs, notamment les préjugés et la discrimination. Ils déterminent plus particulièrement les inégalités sociales qui entraînent un plus grand nombre d’infections au VIH et d’infections transmises sexuellement (ITS) chez les populations marginalisées - une crise de santé publique à laquelle il est urgent de trouver des solutions, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde.

Dans le cadre d’une recherche axée sur les collectivités, Mme Logie et son équipe sollicitent la participation de groupes divers sur le plan de l’orientation sexuelle et du genre, des personnes issues des minorités ethnoraciales, migrantes et déplacées, de régions comme Toronto, le Nord du Canada, la Jamaïque, Haïti et l’Ouganda. En mettant en lumière les facteurs sociaux qui sous-tendent l’accès inégal au dépistage du VIH et des ITS, aux traitements et aux soins de ces maladies, ils fournissent des informations essentielles qui permettront d’améliorer les pratiques, les programmes, les politiques et la recherche en matière de santé.

Mme Logie et son équipe s’affairent également à établir l’efficacité des interventions qui visent à améliorer la santé sexuelle chez les groupes de personnes marginalisées. Par exemple, leur travail auprès de jeunes autochtones dans des collectivités des Territoires-du-Nord-Ouest montre que les programmes de santé sexuelle axés sur les arts favorisent des comportements sexuels sans risques, augmentent la sensibilisation aux ITS et améliorent la santé des jeunes.

Ultimement, les travaux de Mme Logie amélioreront la santé, les droits en matière de santé et l’accès aux soins pour les personnes marginalisées qui sont aujourd’hui exclues du système de santé publique.