Chaires de recherche du Canada
Les implants métalliques, comme ceux utilisés dans les prothèses de la hanche et du genou, peuvent se dégrader à l’intérieur du corps. Ce processus libère des particules et des ions métalliques susceptibles de déclencher des réactions immunitaires, des réactions allergiques ou des effets toxiques. Le mécanisme de corrosion peut varier d’un patient à un autre, influencé à la fois par l’usure mécanique et les réactions chimiques. En tant que titulaire de la Chaire de recherche du Canada en science de la corrosion, Yolanda Hedberg étudie comment ces réactions se produisent, notamment le rôle des méthodes de fabrication, comme l’impression 3D, et les interactions entre les produits de la corrosion et les protéines dans l’organisme.
Madame Hedberg et son équipe de recherche s’intéressent aussi à l’impact des nanoparticules métalliques, qu’elles soient accidentellement générées par la corrosion ou intentionnellement utilisées en imagerie et en thérapie du cancer, sur le comportement des protéines et les réponses immunitaires. En faisant la lumière sur les facteurs chimiques et physiques à l’origine de la dégradation des implants, leurs travaux permettront d’élaborer des conceptions et des pratiques de fabrication plus sûres pour les dispositifs biomédicaux, réduisant ainsi les risques pour la santé et améliorant les résultats pour les patients.