Elizabeth Mancke



Chaire de recherche du Canada en études sur le Canada atlantique

Niveau 1 - 2012-07-01
Date de renouvellement : 2019-07-01
Université du Nouveau-Brunswick
Conseil de recherches en sciences humaines

506-458-7062
emancke@unb.ca

En provenance de


University of Akron, Ohio, États-Unis

Objet de la recherche


Explorer comment les communautés du Canada atlantique ont réglementé leurs ressources culturelles et naturelles communes (les « communes ») pendant deux siècles.

Importance de la recherche


Fournir une analyse historiquement fondée de la réglementation des biens communs pour le Canada atlantique, qui est essentielle pour la prise de décisions judicieuses.

Le Canada atlantique et l’économie politique des communes


En tant que société, nous avons une compréhension historique limitée de la manière dont les « biens communs » (les ressources culturelles et naturelles qui appartiennent à une communauté ou qui affectent une communauté) ont été réglementés sur la terre et sur l’eau. Elles sont souvent traitées comme des pratiques passées, susceptibles de s’affaiblir et de se dissiper avec le temps. Les chercheurs en sciences sociales ont tendance à retracer la transition des biens et des ressources d’usage communs au contrôle et à la propriété privée dans le cadre de la modernité progressive. Elizabeth Mancke conteste ces hypothèses.

En tant que titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études sur le Canada atlantique, Mancke démontre que les Britanniques en Amérique du Nord (plus tard les Canadiens) étaient soucieux d’adopter une loi réglementant la diversité des biens communs. Elle se concentre sur les communes du Canada atlantique.

La diversité des ressources communes du Canada atlantique, ce qui comprend les industries d’extraction de ressources (telles que la pêche et le bois) et la chasse et la pêche de subsistance, offre la possibilité d’analyser le chevauchement des régimes de réglementation de façon complémentaire et contradictoire. La complexité juridictionnelle du Canada atlantique a créé des systèmes de gouvernance des biens communs regroupant des acteurs autochtones, impériaux, internationaux, provinciaux, locaux, interprovinciaux et fédéraux.

Mancke et son équipe de recherche s’appuieront sur une vaste évaluation de la législation préconfédérale pour comparer les juridictions. Une des principales critiques de la recherche sur les biens communs est la suivante : elle est axée sur les comportements résiduels persistants à mesure que les sociétés se modernisent. En revanche, les recherches de Mancke montrent que la réglementation des biens communs fait partie intégrante d’une société moderne. Son objectif est de développer une base solide de recherche qui est historiquement informée tout en étant pertinente pour l’élaboration de politiques contemporaines.