Peter Brown



Chaire de recherche du Canada sur les petits corps planétaires

Niveau 1 - 2017-11-01
Western University
Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie

519-661-2111 ext. 86458
pbrown@julian.uwo.ca

Objet de la recherche


Techniques d’étude des météores qui frappent la surface terrestre.

Importance de la recherche


On commence tout juste à comprendre les propriétés physiques de ces corps, mais leur effet sur notre planète a parfois été profond.

À la poursuite d’une étoile filante


La chute d’un grand météore sur terre il y a quelque 65 millions d’années pourrait avoir été assez dévastatrice pour causer l’extinction des dinosaures, qui étaient alors maîtres de la planète. Ces quelques dernières années, des films d’Hollywood ont présenté le dramatique scénario d’un sort analogue des êtres humains. Ont-ils raison?

La réalité bien moins dramatique est que ces corps continuent à pleuvoir de l’espace sur notre planète. Ces météores de moindre taille appelés météoroïdes ou météorites n’ont vraiment pas la taille d’un objet capable de provoquer l’extinction d’une espèce. Nous commençons tout juste à comprendre la nature de ce phénomène astrophysique. Maintenant que nous disposons de radars et de satellites perfectionnés et que nous lançons même des sondes spatiales qui observent ces corps dans l’espace, nos connaissances s’enrichissent peu à peu.

Ainsi, au début des années 1990, la première observation visuelle détaillée d’une chute de météorite nous a permis d’établir l’orbite à partir de laquelle ce corps était tombé sur terre. Peter Brown et ses collègues l’ont calculée. Cet exploit n’était possible que dans une poignée de cas où des météorites avaient été récupérées.

Comme titulaire de cette chaire canadienne de recherche, M. Brown a l’intention de continuer à étudier les origines et les caractéristiques physiques des météores. Il prévoit élaborer des modèles informatiques de la répartition de ces corps dans tout le système solaire. Les radars, les sonographes et les satellites lui procureront les données qui lui permettront de décrire des cas effectifs de chute terrestre de météores.

Ces recherches nous livreront des estimations plus sûres du nombre de météores périterrestres qui pourraient être assez gros pour s’observer au télescope. Il prévoit également mesurer l’énergie dégagée—sous une double forme acoustique et optique—au moment où ces corps pénètrent dans l’atmosphère et frappent la surface de la terre. Dans ce contexte, il projette en outre d’examiner de plus près la question de savoir de quelle taille devrait être un de ces météores pour causer des dommages importants s’il devait s’écraser sur la surface terrestre.