Colin Chapman


Chaire de recherche du Canada sur l'écologie et la conservation des primates

Niveau 1 - 2005-01-01
Date de renouvellement : 2011-10-01
Université McGill
Sciences naturelles et génie

514-398-1242
Colin.Chapman@McGill.ca

En provenance de


University of Florida, États-Unis

Objet de la recherche


Étudier de quelle façon la synergie de la nutrition et du parasitisme influe sur la taille des populations de primates.

Importance de la recherche


Énoncer les principes directeurs nécessaires à la conservation des primates grâce à la compréhension et à la prévision des facteurs qui en déterminent le nombre.

Des principes écologiques pour la conservation des primates


L'un des objectifs fondamentaux de l'écologie consiste à déterminer les facteurs qui régissent la densité des populations animales. Cet objectif est de plus en plus important, étant donné la nécessité d'aider les espèces en voie de disparition. Il est absolument essentiel dans le cas des primates, puisque leur habitat, dans les forêts tropicales du monde, connaît une rapide destruction.

Jusqu'à maintenant, peu d'études ont offert autre chose que des solutions évidentes, comme mettre fin à la déforestation. Or, M. Colin Chapman, titulaire d'une chaire de recherche du Canada, croit que le progrès des mesures de conservation repose sur la formulation des principes directeurs appropriés.

Une grande partie des travaux antérieurs de M. Chapman a consisté à élaborer et à mettre à l'essai des modèles portant sur les déterminants du nombre de primates, ainsi qu'à tenter de prédire la façon dont les primates réagissent aux perturbations attribuables aux humains. Poursuivant sa recherche sur le colobe roux, animal en voie de disparition, dans le parc national de Kibale, en Ouganda, il essaie maintenant de déterminer la façon dont la synergie de la nutrition et du parasitisme influe sur la taille des populations de primates.

En outre, M. Chapman se penche sur l'hypothèse répandue selon laquelle les changements attribuables aux interventions humaines incitent les primates non humains à avoir des rapports plus étroits entre eux et avec les êtres humains. Ce phénomène accroît la transmission de microbes entre les espèces et l'apparition de nouvelles maladies. Les effets peuvent être dramatiques, comme dans le cas du virus Ebola, que certains scientifiques estiment être la cause (du moins en partie) du déclin catastrophique des populations de grands singes de l'Afrique.

Cette hypothèse n'a jamais été formellement vérifiée, d'où l'importance du travail de M. Chapman et de ses collaborateurs. Au moyen de méthodes traditionnelles utilisées en parasitologie et de fascinantes nouvelles techniques génétiques, ils étudient la façon dont les maladies réduisent le nombre de primates et se transmettent d'une espèce à une autre.