Gwénaëlle Chaillou



Chaire de recherche du Canada sur la géochimie des hydrogéosystèmes côtiers

Niveau 2 - 2010-06-01
Date de renouvellement : 2015-11-30
Université du Québec à Rimouski
Sciences naturelles et génie

418-723-1986, ext./poste 1950
gwenaelle_chaillou@uqar.qc.ca

Objet de la recherche


Caractériser et quantifier les transformations géochimiques souterraines entre les nappes d’eau souterraine côtières et les océans.

Importance de la recherche


Prédire la manière dont les changements environnementaux planétaires vont influencer les hydrogéosystèmes côtiers nordiques et les écosystèmes qui en dépendent.

Les estuaires souterrains : un lien invisible entre continent et océan


Les milieux marins côtiers, qui sont directement affectés par les perturbations causées par l’activité humaine, jouent un rôle prépondérant sur les cycles géochimiques planétaires, notamment sur celui du carbone.

Les fleuves sont considérés comme étant la principale voie d’échange entre le continent et l’océan. Il en existe cependant une autre, bien cachée celle-là : les eaux souterraines. Les nappes d’eau souterraine côtières sont reliées aux océans par de véritables estuaires souterrains. Ces estuaires représentent une voie de transport pour le carbone, les nutriments et les contaminants qui est sous-étudiée, particulièrement dans les régions nordiques.

Quels sont les processus géochimiques à l’œuvre dans ces zones invisibles? Comment quantifier les échanges souterrains de matières entre les côtes et les océans? Est-il possible de prédire, dans un contexte de changements environnementaux planétaires, comment évolueront ces échanges et leurs conséquences sur la santé des écosystèmes environnants? Telles sont les questions qu’entend aborder Gwénaëlle Chaillou en tant que titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la géochimie des hydrogéosystèmes côtiers.

En combinant des études expérimentales dans des milieux naturels nordiques avec des recherches en laboratoire dans des bioréacteurs, la chercheure sera en mesure d’élaborer des modèles hydrogéochimiques numériques. Les nouvelles connaissances issues de ses travaux aideront à prédire comment les hydrogéosystèmes nordiques réagiront aux changements environnementaux planétaires et à quantifier les matières qui circulent entre les côtes et les océans.