John Borrows



Chaire de recherche du Canada sur le droit autochtone

Niveau 1 - 2014-05-12
University of Victoria
Sciences humaines

250-721-8150
jborrows@uvic.ca

En provenance de


University of Minnesota, États-Unis

Objet de la recherche


Examiner les traditions et raisonnements juridiques environnementaux autochtones, et évaluer comment ils pourraient contribuer à régler les différends au sein des communautés.

Importance de la recherche


Élaborer de nouveaux cadres juridiques pour régler les différends au sein des communautés autochtones et autres collectivités.

Faire appel au droit autochtone du passé pour nous guider à l’avenir


Le droit autochtone nous aide à répondre aux questions pressantes auxquelles sont confrontés les peuples autochtones et les Canadiens en général. Il est fondé sur des éléments comme des coutumes, délibérations, récits, chansons, danses, langues, lois, traités, accords et contrats. Les lois autochtones s’inspirent aussi d’analogies liées à l’environnement.

John Borrows, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le droit autochtone, étudie comment les lois « environnementales » des peuples autochtones (les lois qui découlent de leur façon de se laisser guider par les processus naturels pour réglementer leurs communautés et régler leurs différends) pourraient être appliquées plus largement.

Par exemple, sur l’île de Vancouver, M. Borrows et son équipe de recherche examineront trois traditions juridiques autochtones. Ils travailleront avec des locuteurs hulq’umi’num pour comprendre le rôle de snuw’uyulh (qui signifie « notre façon d’être sur la Terre, notre mère ») dans leur système juridique. Ensuite, l’équipe explorera les applications juridiques contemporaines du principe de heshook-ish tsawalk (qui signifie que tout est un et lié). Finalement, ils examineront comment le terme kwa’kwakwak’w nowaluk (la force de dynamisme et de connexion de la vie) est théorisé et mis en pratique au sein de la société kwa’kwakwak’w et avec d’autres peuples.

M. Borrows et son équipe étudieront aussi les traditions juridiques anichinabées des Grands Lacs et exploreront comment la théorie et la pratique de l’akinoomaagewin (aki signifiant « terre » et noomaage, « diriger vers » et « suivre les directives de ») fournissent des indications sur la façon dont les Anichinabés doivent exercer le droit.

Ultimement, en puisant à même les traditions et raisonnements juridiques environnementaux autochtones, M. Borrows et son équipe offriront aux collectivités autochtones des ressources pour les aider à réglementer leur comportement et régler leurs différends, tant au sein de leurs propres communautés qu’en lien avec les autres peuples.