Matthew W. Tocheri



Chaire de recherche du Canada sur les origines de l’homme

Niveau 2 - 2015-01-01
Lakehead University
Sciences humaines

807-343-8568
mtocheri@lakeheadu.ca

En provenance de


Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis

Objet de la recherche


Faire appel à des recherches sur le terrain, en laboratoire et fondées sur des collections pour étudier l’évolution biologique et culturelle des humains prémodernes et modernes.

Importance de la recherche


Améliorer notre compréhension de la diversité humaine passée, sur le plan tant biologique que culturel, pour éclairer les décisions concernant l’avenir de notre espèce et de notre monde.

Des os, des pierres et l’évolution humaine


Plus de la moitié des os du corps humain se trouvent dans les mains et les pieds. Chaque main comporte 27 os, et chaque pied en a 26, une caractéristique que nous partageons avec les grands singes africains. À la fin du 19e siècle, Thomas Henry Huxley, un anatomiste, s’est servi de ces faits et d’autres semblables pour en déduire que les humains étaient plus proches des grands singes africains que de toute autre espèce de primates. Il a fallu plus de 100 ans pour que des données génétiques permettent de confirmer la déduction grandement controversée – mais astucieuse – de Huxley. Aujourd’hui, les recherches montrent que de nombreuses espèces d’humains (appelés hominiens) aujourd’hui disparues étaient plus étroitement apparentées aux humains modernes que tout autre grand singe, vivant ou fossile.

En tant que titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les origines de l’homme, Matt Tocheri veut trouver des indices importants concernant les liens entre ces espèces d’hominiens. Ses analyses des os du poignet d’Homo floresienis – qu’on appelle les « hobbits » de l’évolution humaine – sont généralement considérées comme l’une des preuves les plus concluantes jamais découverte pour montrer que ces humains aujourd’hui disparus constituaient une espèce différente de la nôtre.

En poursuivant les fouilles sur l’île indonésienne de Florès, M. Tocheri étudie le moment et la nature de l’extinction d’Homo floresiensis, les premiers humains modernes sur Florès, et leur transition d’une société de chasseurs-cueilleurs à une société d’agriculteurs. En permettant une meilleure compréhension de la diversité humaine passée, sur le plan tant biologique que culturel, ces travaux pourraient nous aider à prendre des décisions éclairées concernant l’avenir de notre espèce et de notre monde.