Louis Fortier


Chaire de recherche du Canada sur la réponse des écosystèmes marins arctiques au réchauffement climatique

Niveau 1 - 2004-03-01
Date de renouvellement : 2011-10-01
Université Laval
Sciences naturelles et génie

418-656-5646
louis.fortier@bio.ulaval.ca

Objet de la recherche


Étudier les maillons clés des écosystèmes marins arctiques pour déterminer les répercussions que le réchauffement climatique pourrait avoir sur cette région.

Importance de la recherche


Aider les scientifiques à prévoir les répercussions que le réchauffement de l’Arctique pourrait avoir sur les services rendus par les écosystèmes marins arctiques.

Prévoir l’Océan arctique de demain


À tout malheur quelque chose est bon : la disparition de la banquise arctique et de sa faune unique pourrait annoncer un enrichissement de l’océan Arctique et une amélioration de ses services rendus par ses écosystèmes, selon Louis Fortier, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la réponse des écosystèmes marins arctiques au réchauffement climatique.
À cause des émissions de gaz à effets de serre et du réchauffement de la basse atmosphère de la Terre, la température de surface aux hautes latitudes arctiques s’est déjà accrue de deux degrés centigrades ces dernières années. Au rythme où vont les choses, la banquise de l’océan Arctique central qui résiste à la fonte estivale depuis au moins trois millions d’années pourrait disparaître à compter de l’été 2020.

M. Fortier croit que les écosystèmes arctiques actuels seront probablement remplacés par ceux typiques de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord. Cette situation augmentera la productivité biologique de l’océan Arctique, mais entraînera probablement la perte d’une biodiversité unique, incluant la disparition de plusieurs animaux charismatiques (ours polaires, morses, phoques et oiseaux marins).

Afin de déterminer les effets que le réchauffement pourrait avoir sur cette région, M. Fortier examine les maillons clés de la chaîne alimentaire marine arctique, comme les copépodes (petits crustacés) et la morue arctique. Ces espèces effectuent la majeure partie du transfert d’énergie entre les microalgues photosynthétiques et les mammifères marins et les oiseaux dont dépendent les Inuits.

La recherche de Louis Fortier permettra aux scientifiques de mieux prévoir l’impact des changements en cours dans les écosystèmes marins arctiques et de formuler des stratégies d’adaptation aux changements touchant la disponibilité des ressources marines.