Mathieu Robert



Chaire de recherche du Canada sur les éco-composites polymères

Niveau 2 - 2016-05-01
Université de Sherbrooke
Sciences naturelles et génie

819-821-8000, ext./poste 63138
Mathieu.Robert2@USherbrooke.ca

Objet de la recherche


Transformer et valoriser la biomasse agroalimentaire canadienne comme renforts innovants dans les composites polymères durables.

Importance de la recherche


Diminuer l’empreinte écologique des matériaux composites polymères, valoriser des produits de l’agriculture canadienne et développer l’activité économique en milieu rural.

Des pare-chocs avec des fibres de carotte!


Utiliser des déchets agricoles ou une « mauvaise herbe » pour élaborer des matériaux durables et performants, voilà le défi que s’est lancé Mathieu Robert, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les éco-composites polymères.

Le Canada est l’un des grands producteurs agricoles au monde. Il produit chaque année d’énormes quantités de déchets, comme de la paille, des légumes déclassés, des épluchures, etc., qui possèdent un grand potentiel économique souvent ignoré. Ainsi, la graine de lin, dont le Canada est le premier producteur mondial, génère annuellement 1,2 million de tonnes de paille, dont la majeure partie n’est pas valorisée. Parallèlement, l’industrie agroalimentaire produit des déchets qui contiennent des teneurs élevées en fibres et en nanocristaux d’amidon, utilisables dans des applications aussi diverses que l’emballage alimentaire, l’automobile, l’habillement ou le bâtiment.

Pour atteindre leurs objectifs, M. Robert et son équipe doivent traiter ces résidus pour en extraire les produits à fort potentiel, puis les modifier afin de pouvoir les utiliser, par exemple, comme matériaux de renfort dans les polymères. Cette modification consiste à les rendre compatibles avec la matrice dans laquelle ils seront incorporés, à améliorer certaines de leurs propriétés ou encore à empêcher leur dégradation.

Les recherches de M. Robert pourraient avoir de nombreuses retombées concrètes : entre autres, la culture de l’asclépiade (qui produit la soie d’Amérique) dans des sols impropres aux autres cultures ou contaminés, et la réduction de l’impact environnemental de la production et de l’élimination des composites traditionnels. Ultimement, elles contribueront à bâtir l’industrie propre de demain et placeront le Canada sur la voie des matériaux écologiques à haute performance.