Aycan Yurtsever



Chaire de recherche du Canada sur la dynamique ultra-rapide des systèmes nanométriques

Niveau 2 - 2014-05-01
Université du Québec, Institut national de recherche scientifique
Sciences naturelles et génie

514-228-6925
yurtsever@emt.inrs.ca

En provenance de


California Institute of Technology, Pasadena, États-Unis

Objet de la recherche


Utiliser de nouveaux microscopes électroniques ultra-rapides et des outils théoriques pour comprendre et découvrir de nouvelles propriétés des matériaux.

Importance de la recherche


Améliorer notre compréhension des matériaux photovoltaïques, à mémoire et de transformation énergétique, et potentiellement renouveler les technologies électroniques et énergétiques.

Explorer les matériaux nanométriques dans l’espace et dans le temps


Comprendre les matériaux au niveau microscopique est essentiel pour prédire, contrôler et concevoir les propriétés macroscopiques – c’est-à-dire celles qui sont assez grandes pour être observées à l’œil nu – pour élaborer de nouveaux matériaux et dispositifs fonctionnels. Mais la capacité d'étudier les matériaux au microscope est limitée à trois dimensions. La quatrième dimension, le temps, est encore difficile à explorer pour les scientifiques.

Aycan Yurtsever, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la dynamique ultra-rapide des systèmes nanométriques, veut capturer des événements microscopiques dans les quatre dimensions à l’aide d’impulsions ultra-courtes de photons et d’électrons. En utilisant la microscopie électronique en transmission (une technique qui repose sur l’électromagnétique, plutôt que sur des lentilles en verre) pour émettre une impulsion laser d’une durée d’un millionième de milliardième de seconde – parallèlement à une impulsion d’électrons de même durée –, M. Yurtsever espère être en mesure d’étudier des matériaux microscopiques à la fois dans l’espace et dans le temps.

Les recherches de M. Yurtsever pourraient mener à des dispositifs photovoltaïques (qui convertissent la lumière en électricité) permettant une meilleure absorption du rayonnement solaire. Elles pourraient également conduire à la conception de dispositifs possédant des propriétés optiques, magnétiques, électriques et mécaniques uniques à l’échelle nanométrique permettant de piéger et de distribuer les molécules de façon contrôlée. De tels nanodispositifs pourraient jeter les bases de nouveaux matériaux et dispositifs susceptibles de transformer les technologies dans les secteurs de l’électronique, de l’énergie et de la santé.